Les jeux d'argent dans les casinos traditionnels, sur internet, le poker, les paris sportifs, le Rapido et les jeux à gratter sont souvent accusés d'être la source de comportements déviants appelés "addiction". Elle peut concerner chacun de nous : joueur occasionnel ou amateur de jeux d'argent. Selon les dernières estimations des spécialistes, le nombre de joueurs souffrant d'addiction aux jeux d'argent en France approcherait les 5% à 6% de la population adulte.
Il existe trois sortes de joueurs : les joueurs occasionnels qui jouent pour le plaisir et conçoivent les jeux d'argent comme un amusement, les joueurs professionnels qui participent à des compétitions et choisissent les jeux d'argent comme profession et enfin, les joueurs compulsifs ou excessifs qui jouent pour vivre. Ce genre de joueur n'a plus en tête la notion de gain ou de perte, son obsession consiste à jouer sans fixer des limites de temps et d'argent.
Selon les expériences des médecins traitant des joueurs compulsifs, l'addiction se déclenche fréquemment après un gain important ; le joueur pense pouvoir rééditer son exploit. Malheureusement, l'adage du "jamais deux sans trois" n'est pas souvent transposable aux jeux de hasard. Le tourbillon emporte le joueur sans que celui-ci s'en rende compte. Quelquefois, il entraîne dans sa chute son entourage. Peuvent alors s'enchaîner insomnies, perte de l'appétit, irritabilité, dépressions, et parfois tentative de suicide.
Pour la première fois en France, le CHU de Nantes, la Française des jeux et le PMU ont ouverts un centre de recherche sur l'addiction aux jeux d'argent. Placé sous la responsabilité du Professeur Jean-Luc Vénisse, les activités du centre seront axées sur la formation du corps médical et paramédical ainsi que l'accumulation des connaissances et des données médicales sur la prévention et le traitement de l'addiction aux jeux d'argent. |