Le Ministre français du budget et des finances, Eric Woerth, vient d'annoncer le 8 avril 2008 l'ouverture du marché français des jeux d'argent et des paris par une phase d'expérimentation en 2009 ou début 2010. Une bonne nouvelle pour les joueurs français et les sociétés de paris en ligne, qui jusqu'ici sont considérés comme illégaux sur le territoire français.
Suite à la remise du rapport de la commission Durieux et après une réunion avec le Ministre de l'Intérieur et le Ministre chargé des affaires européennes, Eric Woerth proposera très prochainement un texte en faveur de l'ouverture maîtrisée et régulée du marché français au Premier Ministre et au Président de la République. Avec un marché estimé à plus de 5 milliards d'€uros, la France figure en cinquième place sur le marché mondial des jeux d'argent.
D'où l'impatience des industriels du jeu en ligne et la prudence affichée par l'Etat pour ouvrir cette vraie boîte de Pandore. Il faut souligner que le gouvernement français a été un peu obligé d'ouvrir son marché des jeux à la concurrence sous la pression de la Commission Européenne. Celle-ci avait envoyé un "avis motivé" le 27 Juin 2007 à l'Etat. Dans le cadre d'une réponse visant à protéger les monopoles de la FDJ et du PMU sous des prétextes loufoques, la Commission Européenne envisageait de traduire la France devant la Cour de Justice Européenne, avec à la clé, une forte amende et l'obligation d'ouvrir son marché des jeux.
A noter qu'actuellement, l'Italie, L'Espagne, la Pologne, l'Angleterre et Malte respectent la libre concurrence dans les services des jeux en ligne sur le continent européen. La Suède, la Grèce, l'Allemagne et la Finlande font l'objet aussi "d'avis motivés" de la part de la Commission Européenne. On peut envisager une libéralisation du secteur des jeux en 2009 pour tous les pays d'Europe, contrairement aux USA qui interdisent les flux financiers vers les sites de jeux en ligne. |